
Le sujet traité dans ce livre est loin d’être léger. C’est un sujet dérangeant, bouleversant puisqu’il s’agit d’inceste. Pourtant, l’auteure, au travers d’une écriture intelligente et lucide, invite le lecteur, non pas à s’offusquer vainement mais à prendre conscience et mesurer l’impact de ce problème qui touche malheureusement un enfant sur dix.
Dans ce récit de vie, de sa vie, Karin Béghin n’accuse pas, elle explique simplement comment elle a réussi à dépasser la rancœur et la souffrance en s’accordant le droit de dire, avec pudeur et sincérité, ce qui était enfoui sous une chappe de silence, voire même d’amnésie. Le livre est ponctué de poèmes et de dessins, illustrant avec finesse son cheminement vers l’apaisement et l’ouverture à la vie. Sur son 4ème de couverture, on peut lire ce message qui résume bien l’esprit du livre : « Regardons nous dans le miroir et essayons d’évoluer, de partager, de pardonner ».

Un recueil de poèmes ? Pas seulement… Une invitation au voyage, celui du cœur, et de l’esprit, là où les frontières peuvent enfin s’effacer… Le ciel est lourd parfois et la désespérance semble vouloir étendre son long manteau mais au gré des errances, les âmes se rencontrent, se consolent et réapprennent à écouter le chant de l’univers.
Bruno Le Cun est un auteur confirmé et plusieurs fois récompensé :
– Prix Simone Veil pour son recueil de poèmes « Aquarelles »
– Prix des remparts au salon du livre de Navarrenx avec ses nouvelles « Faits d’hiver »
– Prix du salon du livre de Lons pour son roman « Yémen, du sang sur le sable.